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LA GARDE ADHEMAR
en drôme provençale

 

 

De petites dimensions, 18 mètres sur 8, sa construction fut très influencée par les modèles antiques. L'abside présente une décoration exceptionnelle de deux étages d'arcatures. La façade occidentale, d'une disposition unique est composée à l'étage inférieur d'un petit appareil très dépouillé encadrant le porche et ses voussures tandis que l'étage supérieur, entièrement en pierre de taille, porte un décor antiquisant de trois arcatures entourant un oculus central. Des arcs-boutants furent rajoutés de chaque côté de la façade à une époque postérieure.
Tombée en ruine au XIXe siècle, sa restauration en 1991 permet la tenue de concerts en été.

Le Val des Nymphes

A 2 km, le Val des Nymphes, îlot de fraîcheur, imprégné de mystère, n'a jamais cessé de fasciner.
Déjà aux temps anciens, on venait invoquer les Nymphes, célébrer le culte de la fécondité et de la prospérité. La chapelle actuelle, seul vestige subsistant d'un important habitat et des 4 églises élevées en ce lieu, aurait été édifiée au milieu du XIIe siècle.

Notice sur la grande Croix et l'entrée Sud

La grande Croix élevée en 1780 sur un soubassement romain, majestueuse et rutilante au soleil, marque l'entrée dans le village et invite à découvrir les ruelles étroites, les voûtes, les courettes, l'habitat souvent modeste du petit peuple de jadis, bâti de calcaire local.

penitents
Une fresque, peinte sur le mur du fond, peut-être à la fin du XVIIIe siècle, représentant deux pénitents agenouillés, revêtus de leur cagoule, rappelle la destination de l'édifice. Les membres de cette confrérie, laïcs mariés ou célibataires, paysans, artisans ou notables, étaient des habitants du village. La chapelle est aujourd'hui un lieu d'animation et d'expositions

LE BOURG DE LA GARDE ADHEMAR

a conservé sa structure médiévale, enserrée dans des remparts en bordure d'un éperon rocheux dominant la plaine de Pierrelatte.
Cette plaine a été colonisée à l'époque romaine par les vétérans des légions romaines (Ier siècle). Les recherches archéologiques récentes ont révélé de nombreuses traces d'occupation humaine, en partie liée à une activité viticole. La via Agrippa passait au pied de La Garde. Des traces d'habitat gallo-romain sont repérées dans les collines. Le site du Val des Nymphes, à 2 km du village perché actuel, témoigne d'un culte aux divinités des eaux et aux déesses mères. Un petit autel, dédié aux déesses nymphes, retrouvé à proximité, a été déposé à l'entrée de l'église Saint-Michel.
Les derniers repérages archéologiques et historiques ont montré, prés de la source permanente du Val des Nymphes, la présence d'un important habitat médiéval (Ve-XIIe siècles) et de quatre églises. Seule demeure, aujourd'hui, l'église priorale édifiée au XIIe siècle par les moines de l'abbaye de Tournus en Bourgogne (première mention en 1059). Il s'agirait là du site primitif du village. A partir de la fin du XIIe siècle, ce lieu est progressivement délaissé par ses habitants au profit de l'habitat protégé du bourg castral de La Garde-Adhémar dont les seigneurs appartinrent longtemps à la famille des Adhémar. Au XIIe siècle, l'église Saint-Michel, dépendante elle aussi de l'abbaye de Tournus,  est édifiée dans un élégant style romano-provençal.
La vie du village est, pendant des siècles, rythmée par les activités agricoles et artisanales. Au XVIe siècle, Antoine Escalin dit le Poulin, ambassadeur, général en chef des galères royales, seigneur du lieu, fit édifier un magnifique château Renaissance démantelé après 1810.
Au XIXe siècle, les fermes, rapprochées des terres agricoles, se multiplient dans la plaine et les collines. L'exode rural accélère le déclin du bourg perché qui tombe en partie en ruine. En un siècle, la commune passe de 1260 habitants en 1860 à 504 en 1954. Depuis, le développement des activités nucléaires en Tricastin a attiré une population nouvelle entraînant une réhabilitation de l'habitat ancien et le développement de nouveaux lotissements. La population est aujourd'hui stabilisée : 1077 habitants en 1982, 1128 en 2006.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Porte d'Amont ou Porte Nord

Du Moyen-Age jusqu'au XIXe siècle, on pénétrait dans le village par deux portes principales. La première, au Nord, était la porte d'Amont ; la seconde, au Sud-Est, à cause de la proximité du seul point d'eau situé à l'extérieur des remparts où s'est approvisionné le village jusqu'en 1855, s'appelait la porte de la Fontaine.

 

 

 

 

 

 

 

 

La Chapelle des Pénitents

à l'origine deux maisons romanes ayant conservé à l'Ouest leurs fenêtres romanes géminées, avant d'être transformées et de devenir en 1629 lieu de culte et de réunion pour les membres de la Confrérie des Pénitents Blancs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'église romane Saint-Michel

Grâce à l'appui de Prosper Mérimée, inspecteur des Monuments Historiques, l'église a été restaurée en 1849-1850. Le deuxième étage et la pyramide du clocher ont été élevés à cette époque.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le rempart extérieur du village
Le voyageur du XIIIe siècle qui empruntait à pied ou à cheval le "Chemin Ferré", pour se diriger vers Lyon ou Marseille, avait son regard irrésistiblement attiré par le site puissamment fortifié de la colline de la Garde. Celui-ci protégé du côté Ouest par une ou même deux lignes de défense, était ceinturé par de hautes murailles que dominaient plusieurs demeures-tours aristocratiques dont celle des Adhémar. Le village, par contre, bien à l'abri derrière les épais remparts se devinait à peine.